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Même s’il est parfois difficile de consacrer du temps aux autres lors de périodes chargées et stressantes, la générosité est pourtant un vecteur de bien-être important. La recherche s’intéresse depuis quelques décennies à ce sujet, et nous en savons désormais plus sur le fonctionnement et les bénéfices de la générosité. Retrouvez-en l’essentiel dans cet article.

 

Qu’est-ce que la générosité ?

Nous savons tous en quoi consiste la générosité. Il s’agit de consacrer du temps, de l’attention, de l’aide, des encouragements, des biens ou de l’argent aux autres sans attendre de contrepartie. Du point de vue scientifique, on peut ainsi distinguer différentes formes de générosités :

  • Les comportements d’aide généraux, c’est-à-dire la générosité en tant que tendance, en tant que trait.
  • La coopération1.
  • L’altruisme. Il s’agit d’un état motivationnel dont le but ultime est d’augmenter le bien-être de quelqu’un d’autre2.
  • Le comportement prosocial. Ceci représente une large catégorie d’actions définies comme bénéfiques aux autres par une partie de la société ou un groupe social3.

Dans la recherche, ce sont plutôt les comportements prosociaux et l’altruisme qui sont étudiés. La générosité telle qu’on l’entend dans le langage courant n’est en effet pas assez spécifique. La coopération est quant elle liée à d’autres dimensions que la générosité et ne permet pas d’isoler ce concept pour l’étudier correctement.

 

Les origines de la générosité

Comme pour toutes les caractéristiques qui peuvent être valorisées ou dépréciées socialement, la question de l’origine se pose. L’être humain est-il fondamentalement généreux ou essentiellement égoïste ? Quelle rôle joue l’éducation dans le domaine ? Et la génétique ? Quelques éléments de réponse sont à découvrir ci-dessous.

1. Évolution et génétique

Pour bien saisir les origines de la générosité, il faut commencer par s’intéresser à d’autres espèces du règne animal. De nombreuses espèces font preuve d’empathie et de comportements prosociaux4. Ainsi, des études ont relevé des actions de coopération chez les oiseaux5. Les chauves-souris partagent même leur repas avec des congénères sans liens de parenté pour éviter que ces derniers ne meurent de faim6 . Plus proches de nous, les capucins bruns font plus souvent le choix de comportements altruistes qu’égoïstes dans les études7. Il en va de même pour les chimpanzés et les bonobos8,9,10,11.

Singe assisMais pourquoi l’évolution favorise-t-elle de tels comportements ? Après tout, aider les autres au détriment de son propre confort, voire de sa propre survie, paraît plutôt risqué. Globalement, les chercheurs avancent plusieurs théories pour expliquer l’avantage évolutif de la générosité12 :

  • L’altruisme réciproque. Aider un individu maintenant le rend plus susceptible de nous aider plus tard.
  • Sélection de parentèle. Aider ses parents permet d’assurer la survie de l’ADN partagé.
  • Sélection de groupe. Favoriser l’altruisme permet d’aider un groupe à survivre et à se reproduire, au détriment d’autres groupes.
  • La sélection multiniveaux. La générosité permet à la fois de favoriser sa propre survie, celle des parents et celle du groupe.

La science nous indique donc que la générosité présente un avantage évolutif. Mais comment se développe-t-elle au cours de notre vie ?

2. Développement et éducation

Chez l’homme, on observe des comportements généreux très précocement13. On a par exemple pu observer que les enfants de 14 mois ont spontanément tendance à aider une personne qui a des difficultés à atteindre un objet14. Cette générosité innée commence toutefois à diverger au cours de l’enfance15. En clair, en vieillissant, nous nous conformons à la norme sociale de notre groupe. La tendance à agir de manière prosociale chez les jeunes dépend donc à la fois de facteurs biologiques et de facteurs environnementaux. Parmi ces derniers, l’éducation et les interactions avec les parents jouent bien entendu un rôle prépondérant16. C’est ce qu’on appelle la transmission intergénérationnelle de la générosité17.

Au niveau cérébral, nous semblons par ailleurs « pré-câblés » pour la générosité. En effet, certains circuits neuronaux (circuits de la récompense)18,19 et hormones nous procurent du bien-être lorsque nous sommes généreux. C’est probablement la dépendance de notre espèce à la coopération qui explique pourquoi le fait de donner procure une sensation de récompense, comme le fait de manger, de boire ou de s’accoupler. Il existe toutefois des variations interindividuelles concernant la générosité. L’éducation et l’évolution n’expliquent pas tout.

3. Facteurs individuels

Nous le constatons tous au quotidien, tout le monde n’est pas généreux de la même manière. La générosité est en effet liée à la personnalité20. De plus, ceux qui font preuve d’humilité ont une plus grande tendance à la générosité21. Enfin, c’est notre capacité d’empathie qui influencerait notre niveau d’altruisme2,22.

Toutefois, personne ne vit dans une bulle, et ce sont aussi nos interactions avec les autres qui favorisent ce type de comportement. Par exemple, le fait de faire l’expérience de la gratitude (en tant qu’émetteur ou récepteur), favoriserait l’émergence de comportements altruistes23. Dans un autre registre, le fait de s’émerveiller provoquerait aussi la générosité24.

Enfin, l’altruisme marche par l’exemple. Le fait d’être témoin d’une bonne action ou d’un acte exemplaire peut ainsi donner l’envie d’être généreux25,26.

4. Facteurs sociaux et culturels

On constate donc qu’au-delà des particularités individuelles, c’est aussi notre environnement social et culturel qui peut booster ou inhiber notre générosité. Les sociétés ayant promu des normes prosociales ont en effet eu de plus grandes chances de survie que celles qui ne le faisaient pas. La culture a ainsi pu directement influencer la sélection des comportements généreux27.

Au-delà de facteurs culturels généraux, ce sont aussi les interactions sociales répétées qui peuvent favoriser l’altruisme. Nous sommes dès lors plus généreux avec ceux qui ont été généreux avec nous. Ce cercle vertueux est appelé « altruisme réciproque« . Ce mécanisme nous permet de gagner des alliés ou des partenaires sur le long terme, même si on n’attend pas de réciprocité immédiate lorsqu’on fait preuve de générosité28.

Nous ne sommes cependant pas généreux de la même manière avec tout le monde. Notre générosité varie aussi en fonction de la cible. Cela est principalement lié à deux facteurs :

  • La proximité sociale29. On fait généralement passer les proches en premier.
  • L’affiliation à des groupes30. On aide plus facilement quelqu’un qui s’identifie aux mêmes groupes que nous, qui a les mêmes centres d’intérêt.

Mais si notre environnement, notre biologie et notre personnalité influencent notre niveau d’altruisme, tout ceci n’est pas figé. En apprenant à connaître les autres et en ayant des expériences positives avec des personnes qui nous ressemblent moins, on peut développer l’empathie et la générosité31.

 

Les effets de la générosité

De toute évidence, la générosité a un effet positif pour celui qui en est la cible. Mais si celle-ci est aussi répandue, c’est aussi parce qu’elle a des effets positifs sur son émetteur. Ainsi, le fait d’offrir un soutien social (temps, efforts, biens) est associé à une meilleure santé chez les adultes. Le bénévolat est en outre associé à une mortalité plus tardive. D’une manière générale, celui qui est spontanément généreux voit sa qualité de vie, sa vitalité, son estime de soi et son bien être s’améliorer.

Schéma qui résume les effets de la générosité sur la santé, le bonheur et les relations

Santé physique

Le premier bénéfice de la générosité concerne la santé physique et la durée de vie. Une étude portant sur 1118 new-yorkais a ainsi montré que le fait de fournir du soutien social (consacrer du temps, des efforts ou des biens aux autres) était associé à une meilleure santé (mesures de la pression sanguine, de l’audition, de la qualité du sommeil, etc.)32.

Dans le même esprit, une étude européenne portant sur plus de 150 000 personnes a établi un lien entre santé et bénévolat33. Il s’agit bien sûr d’une corrélation. Toutefois, en approfondissant les choses, les chercheurs ont tout de même constaté que la générosité avait un impact significatif (mais très modeste), sur plusieurs indicateurs de santé. S’adonner au bénévolat de manière raisonnable (pour une seule association et moins de 40 heures par semaine) serait ainsi lié à une mort plus tardive34. Les chercheurs pensent que le fait d’aider les autres agirait sur la mortalité via un effet positif sur le niveau de stress35.

En clair, l’effet de la générosité sur la santé physique semble limité, mais tout de même présent.

Santé mentale

Concernant la santé mentale, les effets de la générosité semblent plus marqués. Une méta-analyse de 37 études observationnelles publiées entre 1968 et 1994 a mis en évidence que 70% des volontaires âgés avaient une meilleure qualité de vie que des non bénévoles comparables36.

Pour que l’altruisme produise des effets, il faut néanmoins que les actes généreux soient autonomes (c’est-à-dire librement choisis). C’est dans ces conditions qu’on observe le plus grand effet sur le bien-être, la vitalité et l’estime de soi37.

Enfin, une étude de 2016 a testé une démarche de générosité consistant à réaliser des actes de bonté pendant 6 semaines. Le constat des chercheurs est que cet exercice très simple augmente les émotions positives et décroît les émotions négatives38.

In fine, les études s’accumulent et montrent que des actes de générosité sont associés à une réduction des problèmes psychologiques et à un plus grand bien-être subjectif.

Bonheur

Dans la recherche, parler de bien-être subjectif revient à parler de bonheur. La générosité, sous diverses formes, influencerait donc positivement ce dernier :

  • Dépenser de l’argent pour les autres apporte par exemple plus de bien-être que d’en dépenser pour soi39. Mais les personnes les plus heureuses dépensent aussi plus pour les autres40. Bonheur et générosité créeraient ainsi une boucle positive. Donner rend heureux, ce qui encourage à continuer à être généreux. Toutefois, pour que cela fonctionne, il faut sentir que le « don » est susceptible d’avoir un impact positif sur la personne ciblée.
  • Aider ses collègues au travail protège de l’épuisement émotionnel associé au burnout (via l’altruisme réciproque)41.
  • Être généreux satisfait le besoin d’autonomie, de compétence, de bien-être psychologique et de lien social. Tout ceci créé un cercle vertueux qui suscite la gratitude chez les autres et alimente l’épanouissement personnel de l’émetteur.

Cette connexion entre bonheur et générosité souligne à quel point nos relations sont importantes et contribuent à notre épanouissement personnel.

Relations

C’est notamment dans les relations de couple et de séduction que la générosité a été étudiée. Au sein d’un couple, on observe globalement un meilleur fonctionnement de la relation et plus d’engagement de la part des partenaires quand la générosité est clairement présente42. Une étude de 1365 couples mariés a ainsi montré que des petits actes généreux (en plus de comportements de respect et d’affection et une volonté de pardonner les défauts du partenaire) :

  • avaient un impact positif sur la satisfaction dans le mariage 
  • et étaient associés négativement avec les conflits de couple et la probabilité de divorce selon les partenaires43.

Mais avant même d’être en couple, la générosité représente déjà un avantage. Les hommes aux comportements prosociaux sont en effet évalués comme physiquement et sexuellement plus attractifs44. Les gens altruistes semblent d’ailleurs avoir plus de succès (plus de partenaires et plus de relations sexuelles dans une relation)45.

Comme nous avons pu le voir tout au long des paragraphes précédents, la générosité est un très bon liant social, qu’il s’agisse de relations amicales, familiales, professionnelles ou romantiques. Elle aura toujours tendance à apporter du positif, tant à l’émetteur qu’au destinataire.

 

Conclusions

Loin d’être l’apanage des naïfs et des idéalistes, la générosité est donc un véritable atout. Fruit d’une longue sélection naturelle et culturelle, elle est présente chez chacun. Et en faire preuve est immédiatement bénéfique pour notre bien-être, tout en créant un cercle vertueux d’interactions qui peut nous porter très loin. Il reste cependant évident que quelques actes altruistes ne sauraient changer systématiquement une vie. Par ailleurs, certaines personnes mal intentionnées seront toujours susceptibles d’exploiter la générosité des autres.

Dès lors, il ne s’agit pas de faire preuve d’une bonté systématique et aveugle, ni d’un égoïsme excessif. Faire preuve d’altruisme est généralement bénéfique pour nous-même, nos proches, nos collègues et la société d’une manière générale, tant qu’on ne tombe pas dans l’excès. Alors, même s’il reste encore de nombreuses choses à éclaircir sur le fonctionnement de la générosité, je vous invite à en faire preuve régulièrement. Cela ne coûte souvent pas grand chose, et contribue à rendre notre environnement collectif bien plus agréable à vivre !

 

Références

Voir les références

Qu’est-ce que la générosité ?

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Bastien Wagener

Docteur en psychologie et Maître-praticien PNL, je suis passionné à la fois par le développement personnel, mais aussi par la recherche sur les capacités et potentialités incroyables de l’être humain!

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