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On parle beaucoup de trouver l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle. Même si de plus en plus de personnes décident de mêler les univers et de vivre d’une passion, cela ne garantit pas pour autant l’harmonie entre ces deux domaines. On peut d’ailleurs se demander s’il est possible, voire même souhaitable, de rechercher une stabilité et de mettre toujours la même énergie au travail et en dehors.

Toutefois, il est clair que le thème de la qualité de vie nous touche tous. Chacun de nous a lutté à un moment où à un autre pour réorganiser ses priorités afin de sortir de périodes difficiles. Je vous propose donc d’explorer le thème de la qualité de vie et des domaines de vie, tels qu’on peut les identifier dans la recherche.

 

Qu’est-ce que la qualité de vie ?

Il existe de nombreux débats sur ce que signifie le concept de « qualité de vie » . Si ce terme est très utilisé dans le langage courant, il reste difficile d’arriver à un consensus scientifique sur le sujet. Chaque individu possède un point de vue sur la question selon son âge, son éducation, sa culture, et cela a une influence sur la manière dont on la mesure.

Historiquement, on peut relever 4 grandes approches de la qualité de vie1 :

  1. La qualité de vie peut être vue comme une somme de conditions de vie objectivement mesurables. Dans ce cas on classe ces conditions par domaine pour un individu (ex : relations sociales, santé physique, circonstances personnelles, etc.), on les quantifie, puis on les compare à une population plus large.
  2. Une seconde approche se focalise sur le niveau de satisfaction d’une personne par rapport à l’ensemble de sa vie. La différence avec la première démarche est que le bien-être est ici basé sur une réaction subjective aux conditions de vie, plutôt que sur une comparaison entre les conditions de vie objectives d’une personne et celles d’une population plus grande.
  3. Une troisième approche combine les conditions de vie objectives et la satisfaction vis-à-vis de ces conditions. En clair, il s’agit d’un mélange des deux premières conceptions de la qualité de vie.
  4. D’autres chercheurs2 conceptualisent la qualité de vie comme une évaluation objective des conditions de vie et une évaluation subjective de la satisfaction, pondérée par le degré d’importance qu’un individu accorde à chaque domaine de sa vie. Dans ce cas, une des mesures concernera par exemple les revenus d’un individu, sa satisfaction à ce sujet, le fait qu’il soit plus ou moins matérialiste et les revenus moyens de son pays de résidence.

Une définition synthétique

L’Organisation Mondiale de la Santé propose une définition synthétique de la qualité de vie, qui résume assez bien tous les thèmes qu’elle recoupe. La voici :

« La qualité de la vie est la façon dont les individus perçoivent leur position dans la vie, dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lesquels ils vivent et en relation avec leurs buts, attentes, normes et préoccupations. Il s’agit d’un concept large, qui incorpore de façon complexe la santé physique d’une personne, son état psychologique, son degré d’indépendance, ses relations sociales, ses convictions personnelles et sa relation avec des éléments importants de l’environnement.  »

 

Vous l’aurez compris, la qualité de vie se construit à partir de divers domaines de vie. On peut mesurer ces derniers objectivement, mais leur auto-évaluation subjective a également son importance, tout comme la prise en compte du contexte culturel dans lequel se trouve la personne évaluée.

Lien entre qualité de vie et psychologie positive

La psychologie positive, qui s’intéresse à la manière dont on peut exploiter son plein potentiel pour s’épanouir, aborde de nombreux sujets en lien avec la notion de qualité de vie. Le modèle du bien-être PERMA prend par exemple en compte un certain nombre de thématiques qui relèvent de cet aspect.

De même, le concept de satisfaction dans la vie passe par l’atteinte d’une certaine qualité de vie. Il est en effet difficile d’atteindre une certaine satisfaction sans conditions matérielles décentes, sans trouver du sens à sa vie et sans vivre de relations épanouissantes. Et même si certains ont parfois l’impression que la psychologie positive néglige ces éléments, ces derniers sont pourtant des prérequis que cette discipline ne prétend pas ignorer.

Évaluer la qualité de vie

Il existe de nombreuses mesures de la qualité de vie, plus ou moins complexes. Afin d’avoir une estimation globale en la matière, je vous propose ci-dessous l’échelle de qualité de vie de l’Organisation Mondiale de la Santé, traduite en français3.

 

Les différents domaines de vie

Résumé graphique des 5 domaines de vieAtteindre et maintenir une certaine qualité de vie nécessite donc de jongler entre plusieurs priorités qui peuvent s’alimenter les unes les autres ou être en conflit. Comme lorsqu’on cherche à augmenter son niveau de bonheur, un travail sur la qualité de vie n’a pas vocation à conduire à un équilibre définitif. Il s’agit d’un processus et non d’une destination.

Afin de mieux appréhender le travail sur la qualité de vie, on a donc tendance à diviser les choses en domaines de vie. Il y a plusieurs manières de faire ce découpage4,5,6,7 qui peut aboutir à une poignée de catégories comme à une infinité de domaines. Néanmoins, dans la recherche on s’accord pour en détailler entre 5 et 158.

Dans cet article, je vous propose de nous arrêter à 5 grands domaines nécessaires à l’épanouissement personnel9 : la spiritualité, la famille/les relations proches, le travail, la santé et la communauté. Cela nous permet de disposer de grandes catégories pour bien comprendre ce qu’implique la notion de qualité de vie. Toutefois, lorsqu’on cherche à réfléchir concrètement à sa propre qualité de vie, il sera bien souvent nécessaire d’aller plus dans le détail.

 

1. Famille et relations proches

La famille est un domaine essentiel qui influence beaucoup notre qualité de vie. Dans la définition que l’on adopte ici, la notion de « famille » va au-delà des liens biologiques. Cela fait référence aux personnes avec lesquelles on a une relation significative.

Ce domaine de vie peut être en déséquilibre quand les rôles et responsabilités d’une personne ne sont pas satisfaits. Bien sûr, ceci peut aussi être lié à un surinvestissement dans le travail10. Mais cela peut également provenir du fait que les croyances, valeurs et comportements de la personne ne sont pas en lien avec ceux des autres membres de sa « famille ». Quand ce domaine est déséquilibré, cela aboutit à des relations fracturées, de l’éloignement et des séparations11.

2. Travail

Le travail joue un rôle fondamental dans la vie de la plupart des adultes, partout dans le monde. Il a un rôle économique et instrumental puisqu’il fournit les moyens de subsistance. Par ailleurs, il est lié à la volonté d’apprendre, de se développer et d’accomplir des objectifs. Le travail donne du sens à la vie des individus et satisfait leur besoin de faire partie de la société12.

Bien évidemment, pour que le travail joue son rôle, il faut qu’on apprécie les activités qu’il implique, notre lieu de travail ainsi que nos collègues. Consacrer trop de temps à ce domaine au détriment des autres crée des déséquilibres, d’autant plus quand on n’y trouve pas de sens.

3. Santé

Ce domaine concerne le bien-être physique, émotionnel et mental. La santé physique peut se dégrader à cause d’autres domaines (stress au travail, pression financières, etc.)13. À l’inverse, une mauvaise santé peut affecter l’autonomie et la capacité à s’impliquer et à interagir avec les autres. Ceci a bien sûr des conséquences sur les émotions ressenties, la santé mentale et le bien-être.

Les leviers pour développer ce domaine sont nombreux. Ils passent notamment par le fait de comprendre comment s’exercer, manger sainement et se relaxer. Mais il va de soi que nous ne maîtrisons pas tous les éléments relatifs à notre santé.

4. Communauté

Les relations en dehors de la famille sont essentielles14. Elles incluent le cercle d’amis et des communautés spécifiques comme le voisinage, des personnes avec lesquelles on partage un hobby, une communauté religieuse, etc. Ce sont ces groupes qui permettent aux individus de développer un sentiment d’appartenance14.

Les communautés génèrent un sentiment d’accomplissement et d’épanouissement, surtout quand on travaille à un but commun (ex : lever des fonds pour une bonne cause, aider les autres membres de sa communauté, etc.)15. Toutefois, consacrer un temps excessif à cet aspect au point de négliger les autres domaines peut créer un déséquilibre.

5. Spiritualité

Ce dernier élément est souvent négligé. On pense à tort que la notion de spiritualité est synonyme de religion, or ce n’est pas le cas16. La spiritualité donne un sens à la vie et détermine la manière dont une personne peut penser, ressentir les choses et se comporter pour atteindre l’accomplissement. Elle intègre l’ensemble des principes qui guident un individu ainsi que ce qui lui permet de se construire une vie subjectivement satisfaisante17. Quand ce besoin de sens et de spiritualité n’est pas satisfait, cela apporte son lot d’effets négatifs.

Évaluer les domaines de vie

Il existe là aussi de nombreuses échelles pour mesurer le niveau d’épanouissement dans les différents domaines de vie. Les auto-évaluations sont toutefois souvent la meilleure manière d’avoir une première idée de votre situation, pour ensuite entamer un travail concret et réajuster les choses qui le nécessitent.

Je vous invite donc à consulter cet autre article où je vous propose de télécharger l’outil de la roue de satisfaction dans la vie, très utilisée sur le terrain. Elle a montré son intérêt et sa capacité à poser un diagnostic à de nombreuses reprises.

 

Quelques pistes pour retrouver un équilibre

Si vous avez pris le temps de faire un point sur votre situation, vous avez sans doute constaté qu’il était possible d’améliorer certaines choses. Encore une fois, l’équilibre n’est pas une fin en soi, et il est impossible de le maintenir en permanence. Nous rencontrons tous des difficultés, et la vie nous réserve toujours des surprises. Un premier travail pour celui qui cherche à améliorer sa qualité de vie consiste à faire le point régulièrement afin d’identifier les domaines qui nécessitent des ajustements. Lorsque ce suivi est fait, on peut ensuite se fixer des objectifs et adopter diverses stratégies pour améliorer les choses :

  1. La compensation. L’objectif est ici d’appuyer sur les domaines de vie « positifs » afin de contrecarrer les domaines de vie « négatifs » . Travailler ainsi permet de réduire l’influence malheureuse de ces derniers sur la satisfaction dans la vie au global18, ne serait-ce que temporairement.
  2. Lâcher prise. Il y aura toujours des limites à notre capacité à agir à cause de contraintes de temps, d’énergie et d’argent. Le fait de reconnaître ses limites et de s’accepter est un facteur crucial pour améliorer son bien-être émotionnel général19.
  3. Dire non. Apprendre à dire non sans se sentir coupable n’est pas toujours évident. Et pourtant, cela peut nous débarrasser des choses qui nous empêchent de vivre positivement dans tous les domaines.
  4. Mieux s’organiser. Une faible organisation et une mauvaise gestion du temps peut nous donner l’impression d’être surchargé. Planifier les choses et organiser les activités est primordial pour faire baisser le stress et réaligner ses priorités.
  5. Se relaxer. Prendre du temps pour se relaxer est un bon moyen d’améliorer les choses. En effet, de nombreuses études ont montré que cela était un excellent levier pour réduire le stress et l’anxiété et améliorer l’humeur20.

 

Travailler sur sa vision pour améliorer sa qualité de vie

Bien entendu, il existe de nombreuses possibilités pour améliorer sa vie. Le plus important est de commencer par un exercice d’évaluation, puis de réflexion, afin de se fixer les bons objectifs. Dans cet esprit, ne cherchez pas à tout changer en même temps. On réussit rarement à remonter tous les curseurs dans tous les domaines en quelques semaines. Je vous propose plutôt de procéder de la manière suivante :

  • Focalisez-vous sur des transformations à moyen-terme, c’est-à-dire à horizon de 2 ou 3 mois. Cela permet de réel changements, tout en restant réaliste et facile à appréhender.
  • Brossez les différents domaines de vie, et choisissez ceux ou vous pourriez faire des changements facilement.
  • Imaginez-vous dans 3 mois dans chacun de ces domaines. Quel serait votre situation idéale ? Couchez ce scénario par écrit.
  • Sélectionnez un domaine dans lequel vous allez commencer à agir, deux tout au plus.
  • Partez de la situation idéale finale et imaginez toutes les étapes par lesquelles vous devrez passer pour y parvenir. Réalisez une planification inversée.
  • Listez ensuite les quelques actions simples que vous pouvez mettre en place des demain pour engager le travail dans chaque domaine retenu.
  • Suivez vos progrès régulièrement, et faites un état des lieux mensuel.

En avançant de la sorte et en vous appuyant notamment sur des outils issus de la recherche en psychologie positive, vous devriez progresser vers une meilleure qualité de vie. Il ne s’agit pas d’une méthode miracle, mais d’un réel travail, qui nécessitera des efforts et des ajustements au fil de l’eau.

 

Conclusions

Le thème de la qualité de vie est un vaste sujet. Il touche à des choses que nous pouvons contrôler, mais aussi à des paramètres sur lesquels nous n’avons que peu de prise (voire pas du tout). L’environnement dans lequel on a grandi, notre état de santé, notre situation financière… Nous n’avons pas la capacité de tout modifier, ni nécessairement l’espace mental pour procéder systématiquement aux changements pourtant utiles à notre épanouissement. Mais si nous ne sommes pas tout-puissants, nous ne sommes pas non plus condamnés à subir un scénario écrit à l’avance. Il existe toujours des marges de manœuvre, des moyens d’améliorer nos conditions de vie et de nous épanouir.

Travailler à sa qualité de vie passe par un diagnostic, puis par un travail concret pour faire bouger les curseurs petit à petit. Vous trouverez nécessairement des exemples inspirants de personnes qui vous ressemblent et qui ont réussi à changer leur vie pour le meilleur. Aussi, quelle que soit votre situation, ne vous découragez pas : on peut toujours améliorer les choses ! Comme pour le bonheur et l’épanouissement, c’est certes un travail sans fin, mais il est essentiel et passionnant !

 

Références

Voir les références

Qu’est-ce que la qualité de vie ?

  1. Felce, D., & Perry, J. (1995). Quality of life : Its definition and measurement. Research in Developmental Disabilities, 16(1), 51‑74.
  2. Cummins, R. A., Deakin University, & School of Psychology. (1997). Comprehensive quality of life scale : Intellectual/cognitive disability : manual. Deakin University, School of Psychology.
  3. World Health Organisation. (1997). WHOQOL-BREF: Introduction, administration, scoring and generic version of the assessment : Field trial version, December 1996.

Les différents domaines de vie

  1. Cummins, R. A. (2003). Normative life satisfaction : Measurement issues and a homeostatic model. Social Indicators Research, 64(2), 225‑256.
  2. Headey, B., & Wearing, A. (1992). Understanding happiness : A theory of subjective well-being. Longman Cheshire.
  3. Rojas, M. (2006). Life satisfaction and satisfaction in domains of life : Is it a simple relationship? Journal of Happiness Studies, 7(4), 467‑497.
  4. Veenhoven, R. (1996). Developments in satisfaction-research. Social Indicators Research, 37(1), 1‑46.
  5. Cummins, R. A. (2005). The Domains of Life Satisfaction : An Attempt to Order Chaos. In A. C. Michalos (Éd.), Citation Classics from Social Indicators Research (Vol. 26, p. 559‑584). Springer-Verlag.
  6. VanderWeele, T. J. (2017). On the promotion of human flourishing. Proceedings of the National Academy of Sciences, 114(31), 8148‑8156.

Le détail des 5 domaines de vie

  1. Sathyanarayana Rao, T., & Indla, V. (2010). Work, family or personal life : Why not all three? Indian Journal of Psychiatry, 52(4), 295.
  2. Oláh, L. Sz., Kotowska, I. E., & Richter, R. (2018). The New Roles of Men and Women and Implications for Families and Societies. In G. Doblhammer & J. Gumà (Éds.), A Demographic Perspective on Gender, Family and Health in Europe (p. 41‑64). Springer International Publishing.
  3. Sharabi, M., & Harpaz, I. (2007). Changes in Work Centrality and Other Life Areas in Israel : A Longitudinal Study. Journal of Human Values, 13(2), 95‑106.
  4. Wong, K., Chan, A. H. S., & Ngan, S. C. (2019). The Effect of Long Working Hours and Overtime on Occupational Health : A Meta-Analysis of Evidence from 1998 to 2018. International Journal of Environmental Research and Public Health, 16(12), 2102.
  5. Darling, N., Hamilton, S. F., & Shaver, K. H. (2006). Relationships Outside the Family : Unrelated Adults. In G. R. Adams & M. D. Berzonsky (Éds.), Blackwell Handbook of Adolescence (p. 349‑370). Blackwell Publishing Ltd.
  6. Bowe, M., Gray, D., Stevenson, C., McNamara, N., Wakefield, J. R. H., Kellezi, B., Wilson, I., Cleveland, M., Mair, E., Halder, M., & Costa, S. (2020). A social cure in the community : A mixed‐method exploration of the role of social identity in the experiences and well‐being of community volunteers. European Journal of Social Psychology, 50(7), 1523‑1539.
  7. Mercadante, L. A. (2014). Belief without borders : Inside the minds of the spiritual but not religious. Oxford University Press.
  8. van Dierendonck, D. (2012). Spirituality as an Essential Determinant for the Good Life, its Importance Relative to Self-Determinant Psychological Needs. Journal of Happiness Studies, 13(4), 685‑700.

Quelques pistes pour retrouver un équilibre

  1. Lee, D.-J., & Sirgy, M. J. (2018). What Do People Do to Achieve Work–Life Balance? A Formative Conceptualization to Help Develop a Metric for Large-Scale Quality-of-Life Surveys. Social Indicators Research, 138(2), 771‑791.
  2. Macinnes, D. L. (2006). Self-esteem and self-acceptance : An examination into their relationship and their effect on psychological health: Self-esteem and self-acceptance. Journal of Psychiatric and Mental Health Nursing, 13(5), 483‑489.
  3. Manzoni, G. M., Pagnini, F., Castelnuovo, G., & Molinari, E. (2008). Relaxation training for anxiety : A ten-years systematic review with meta-analysis. BMC Psychiatry, 8(1), 41.

Bastien Wagener

Docteur en psychologie et Maître-praticien PNL, je suis passionné à la fois par le développement personnel, mais aussi par la recherche sur les capacités et potentialités incroyables de l’être humain!

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