Bastien Wagener

Docteur en psychologie et Maître-praticien PNL, je suis passionné à la fois par le développement personnel, mais aussi par la recherche sur les capacités et potentialités incroyables de l’être humain!

17 réponses

  1. Edgar dit :

    Bonjour Bastien,

    tout d’abord un grand merci à toi pour cet article très intéressant.

    Je suis un grand fan et pratiquant de skateboard, majoritairement street. En deux mots, le street, ce n’est pas la pratique du skate dans des courbes (rampes, bowl, half-pipe) mais sur des surfaces planes , en sautant des marches ou encore en glissant sur des bancs ou des barres métalliques. Le tout, en faisant tourner la planche sous nos pieds selon la figure que l’on souhaite réaliser (c’est plutôt difficile à expliquer sans utiliser de vocabulaire spécifique, j’espère que tu pourra te faire une idée).

    La précision requise par l’exécution de ce type de mouvement est impressionnante. Aussi, ton article m’intéresse par rapport à cette pratique. C’est un des sports demandant une coordination des plus importante car chaque figure stimule une multitude de complexes musculaires (épaules, abdominaux, cheville, genoux…) et requiert une grande rapidité d’exécution du geste.

    Je me pose donc plusieurs questions; tout d’abord, penses-tu que la méthode de visualisation peut s’appliquer pour ce type de geste sportif qui, contrairement à des exercices de musculation, stimule des muscles sur l’ensemble du corps en une fraction de seconde.
    Ensuite, dans les avantages que tu mentionnes tu ne parles pas de la prévention des blessures. Je suis actuellement en phase de réhabilitation/réathlétisation suite à une (nouvelle) entorse de la cheville, j’aimerai donc savoir si, de ton point de vue, la visualisation du geste sportif, en lui même, peut jouer un rôle préventif des situation menant à la blessure. Peut-être, dans mon cas, faut-il également visualiser les situation de chutes qui arrivent très souvent dans la pratique du skate. Mon raisonnement est que, sachant que la pratique de ce sport mène à des situation de chutes répétées, une visualisation de ces situations me permettrait peut-être de mieux les appréhender car elles en deviendrait moins « surprenantes « .

    Je te remercie d’avance

    Edgar

    • Bonjour Edgar,

      Tout d’abord merci pour ce long message ! Pour la description du street, je vois très bien de quoi il s’agit ! En réalité, on peut travailler sur des mouvements complexes qui se déroulent sur un temps court, mais cela nécessite un peu plus de travail et un peu plus de temps, justement à cause de la complexité des mouvements en question. Dans ces cas là, le mieux est d’écrire un script précis sur lequel tu vas pouvoir te baser pour tes séances de visualisation.
      Si tu es à l’aise avec l’anglais, voici quelques éléments utilisés par des athlètes d’équipes olympiques. Certains de ces sports ont des critères de complexité similaire au street :
      https://www.nytimes.com/2014/02/23/sports/olympics/olympians-use-imagery-as-mental-training.html

      Pour les chutes, il faut faire attention. En effet, cela peut vite revenir à s’entraîner au niveau neuromusculaire à chuter plutôt qu’à réussir un enchaînement.
      Par contre, après avoir bien intégré certaines séquences de figures réussies en visualisation, il est possible d’imaginer certaines situations plus difficiles (de déséquilibre par exemple) afin de s’entraîner à rattraper un mouvement ou à « réussir » sa chute (en limitant la casse au maximum). Il est impossible de tout prévoir, donc l’idéal est de se focaliser sur quelques scénarios fréquents. Mais quoi qu’il en soit cela ne doit venir que dans un second temps. D’ailleurs, si tu cherches à visualiser des situations de réussite et que tu « chutes » mentalement, le mieux est de rembobiner et de repartir du début. Ce travail est loin d’être toujours évident, surtout quand on a l’expérience de chutes répétées.

      J’espère que cela répond un peu à tes questions, mais si tu en as d’autres, n’hésite pas !

      Bastien.

      • Edgar dit :

        Bonjour Bastien,

        un grand merci à toi pour cette réponse, je ne pouvais m’attendre à mieux.

        Je vais lire l’article que tu m’a fourni et je vais me préparer un script, cela m’aidera, au départ, à ne pas me perdre lors de mes séances.

        Bonne continuation dans ce que tu fais, tu as l’air de beaucoup t’investir et je suis étonné de trouver des articles gratuits, de cette qualité.

        Edgar

        • Bonjour Edgar,

          Merci beaucoup pour ce retour très positif 🙂
          N’hésite pas à laisser un commentaire pour me dire comment ta pratique de visualisation évolue (difficultés, observations, effets, etc.).
          Bonne continuation à toi aussi et peut-être à une prochaine fois sur le blog !
          Bastien.

  2. Evolene dit :

    Bonjour et merci pour votre présentation très intéressante sur la visualisation Vous parlez d’un protocole qui existe au sujet de la visualisation pour la période d’immobilisation lors d’une fracture par exemple afin de pouvoir garder une meilleure mobilité par la suite
    est-ce que vous pouvez m’en dire plus ou me donner un lien qui me permettrait de travailler de façon efficace pendant la l’immobilisation de mon coude fracturé Je vous remercie d’avance

    • Bonjour Evolène,

      Pour travailler de façon efficace pour garder une meilleure mobilité, je vous conseille d’appliquer tout simplement la visualisation seule par petites séances courtes tous les jours. Vous pouvez le faire pour un seul mouvement qu’il vous est impossible de faire à cause de votre fracture, ou travailler en plusieurs fois sur des mouvements complémentaires.

      Vous pouvez donc commencer par choisir quels mouvements (par exemple de musculation) vous allez travailler mentalement.
      Ensuite, mettez en place des séances de visualisation de quelques minutes chaque jour où vous allez imaginer travailler spécifiquement ce mouvement. Il faut l’imaginer en temps réel, comme si vous le réalisiez vraiment.
      Vous pouvez vous aider en le faisant réellement avec l’autre bras d’abord (cela peut aider pour les sensations, de plus travailler le côté non fracturé semble aussi pouvoir limiter la perte de mobilité/masse musculaire du côté opposé, dans une certaine mesure).

      Après quelques jours, vous pourrez faire plusieurs séances de visualisation par jour pour augmenter leur efficacité.

      J’espère que cela vous aide dans votre recherche. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas !

      A bientôt,
      Bastien.

  3. Mercadier dit :

    Bonjour je suis un jeune basketteur et je voudrais savoir si le fais d alterner entraînement par la visualisatiion est pratique réelle va m’aider a progresser rapidement.

    Merci

    • Bonjour,

      Tout d’abord, merci de votre passage sur le site ! Pour ce qui est de la progression de vos performances, une visualisation rigoureuse, en complément d’une pratique réelle efficace devrait vous permettre de progresser plus vite.

      Cependant, comme indiqué dans l’article, c’est un vrai exercice de concentration où il faut se focaliser en détail sur le mouvement à réaliser. Je vous conseillerais donc de vous focaliser sur un seul type de mouvement pour commencer, et d’augmenter la durée de la visualisation progressivement (commencez par des sessions de 5 minutes, puis augmentez la durée pour arriver à 10 ou 15 minutes).
      En effet, se concentrer réellement sur un mouvement et s’imaginer précisément en train de le réaliser est loin d’être quelque chose que l’on peut faire sans se concentrer et être pleinement à ce que l’on fait.

      N’hésitez pas à partager votre expérience de la visualisation en commentaire ou à poser d’autres questions. J’essaierai d’y répondre au mieux !

      A bientôt sur le site !
      Bastien.

  4. Renaud Jourdan dit :

    Bonjour,
    Lors de formation en plongee tek, les etudiants doivent memoriser des reponses tres complexes a des situations donnees. Ces reponses demandent generalement une succession de geste tres precis. Afin de mettre en place ces automatismes, il ya bien sur le travail dans l’eau, mais aussi , au sec, nous leur faisons imaginer la situation et mimer les gestes qu’ils auront a effectuer. Ce type de mise en place est tres efficace et il me semble s’apparenter au procede de visualisation. Est ce le cas et si oui, y aurait il d’autres moyens de mettre ces reponses en place de manieres encore plus efficaces que ce soit au niveau proprio ceptif ou psychologique.
    Cordialement
    Renaud

    • Bonjour Renaud,

      Oui, c’est exactement ça : de la visualisation.

      Pour augmenter l’efficacité de la visualisation, on peut commencer par une phase de « relaxation » comme je le décris dans l’article. Cela permet de ralentir le rythme des pensées et d’être plus disponible et concentré pour imaginer l’ensemble des mouvements à effectuer. Pour faciliter la mise en place, on peut également guider la visualisation dans un premier temps, pour aider les étudiants à se concentrer et à se représenter toutes les phases et gestes voulus. Sans aller jusqu’à de l’hypnose, cela permet d’avoir un premier contact plus aisé avec la visualisation, avant d’accompagner progressivement les étudiants vers une pratique en totale autonomie.

      Enfin, avoir pratiqué le mouvement dans l’eau au préalable est bien sûr un prérequis pour amplifier l’effet de la visualisation, puisqu’en ayant déjà fait le mouvement, même de manière encore imparfaite, les étudiants auront un souvenir sensoriel sur lequel se baser (sensations tactiles, proprioceptives, gestes, etc.). Par la suite, c’est la fréquence de la visualisation qui va permettre d’amplifier son effet. On peut ainsi par exemple proposer aux étudiants de pratiquer une visualisation du geste pendant 10 minutes tous les jours entre deux sessions de formation (à adapter en fonction de l’organisation de la formation, de la complexité du geste, etc.).

      J’espère que j’ai pu répondre au moins en partie à votre question avec ces quelques éléments. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas.
      Je vous remercie pour votre commentaire et vous dis à bientôt sur le site !

      Bastien.

  5. Frizon dit :

    Bonjour je pratique de façon amateur le sport boule lyonnaise .

    J’ai commencé l’an passé a réfléchir » à l’amélioration de ma course d’élan et de la banalisation de mon mouvement pour atteindre l’objectif (toucher la boule adverse )

    J’ai commence à compter de 1 à 10 pendant mon mouvement , j’ai été surpris du gain de performance en compétition

    Je me demandais si je pouvais activer d’autre leviers ?

    Vous remerciant

    • Bonjour,
      Merci de votre passage sur le site et de votre commentaire.
      Vous avez visiblement commencé à utiliser une pratique qui se rapproche de la pleine conscience pour mieux prendre conscience de votre mouvement. C’est vrai que cela peut déjà avoir des effets significatifs.
      En ce qui concerne la visualisation de manière générale, vous pouvez également prendre quelques instants pour visualiser votre mouvement juste avant le lancer. Cela peut éventuellement vous aider à affiner le mouvement et à préparer le corps à l’exécution de celui-ci.
      Cette visualisation peut bien entendu aussi s’utiliser entre les séances d’entraînement. Il « suffit » pour ce faire de se représenter le mouvement de manière très précise pour que cela ait un réel impact (comme décrit dans l’article).
      N’hésitez pas à tester et à affiner vos visualisations, d’abord lors de vos entraînements et entre ceux-ci, puis pourquoi pas en compétition.

      En dehors de la visualisation, on peut bien entendu travailler sur la concentration ou la gestion du stress avec de nombreuses techniques, mais c’est encore autre chose !
      Si vous avez d’autres questions ou retours d’expérience suite à l’utilisation de la visualisation, je serai heureux d’en discuter avec vous ici ! 🙂

      Entraînez-vous bien !

  6. Bonjour Gautier !

    Tout d’abord merci pour ce commentaire détaillé 🙂
    En réalité pour la perspective de la visualisation (interne ou externe), cela dépend des tâches et surtout de l’expertise.
    Pour certaines tâches, la visualisation interne est supérieure : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3803114/
    Pour d’autres, l’utilisation de la visualisation externe, du moins dans un premier temps, semble présenter un avantage : https://goo.gl/PmqAs2
    Dans la rééducation également, il semble plus pertinent d’utiliser la visualisation avec une perspective interne. Pour la répétition pure d’un mouvement et le développement de la force, les études citées dans l’article vont dans le sens d’une plus grande efficacité de la visualisation d’un point de vue interne.

    Une fois qu’on a dit ça, effectivement, il n’y a pas une bonne manière de faire dans tous les cas. Cela dépend vraiment de la tâche et des préférences de la personne qui utilise la visualisation. Étant donné que l’article est plus axé sur des mouvements simples j’ai parlé par défaut de visualisation interne. Vu que la pratique proposée peut être élargie à des mouvements plus complexes et des enchaînements de mouvements, j’aurais sans doute dû nuancer un peu mon propos. Je vais donc prendre en compte ta remarque tout à fait pertinente et le faire juste après avoir terminé d’écrire ce commentaire 🙂

    Enfin, en ce qui concerne la terminologie, c’est assez variable en fonction des traductions en français et des sources, les deux termes étant souvent utilisés de manière interchangeable, notamment dans la recherche. Dans les milieux de pratique spécialisés en France il en est peut-être globalement autrement. Je préfère rester général dans l’article, mais sur le terrain la distinction peut effectivement avoir un intérêt pratique (et oui je connais le VAKOG 🙂 )

    En tous cas merci d’être passé sur le site et d’avoir pris le temps d’apporter ces remarques intéressantes. 😉

  7. Barrère dit :

    Hello Bastien, Je suis psy et préparateur mental dans le sport et la musique, merci pour la qualité de ton article. Par contre si je peux me permettre. On dit souvent que les gens se visualisent soit de l’extérieur de leur corps, soit de l’intérieur. Il n’y a pas une bonne et une mauvaise façon. Donc je pense que ton conseil de se mettre quoi qu’il arrive à l’intérieur pour être acteur ne semble pas opportun. Mais si tu as lu un article scientifique qui dit le contraire je suis preneur 🙂 Sinon, un autre détail de puriste 🙂 Imagerie : c’est visualiser uniquement avec l’image. Alors que la visualisation, c’est utiliser tous les sens (le fameux modèle VAKOG que tu connais je pense ?) Gautier

  8. Merci pour ce commentaire très intéressant. En effet, l’aspect moteur est très important dans l’apprentissage d’un instrument et est souvent travaillé de manière peu explicite.
    Je ne connais la méthode MAUS que de nom en revanche ; auriez-vous des références ou des ouvrages à conseiller sur le sujet ?
    Pour la rééducation du mouvement, la visualisation fonctionne vraiment bien pour faciliter la récupération et accélérer le retour à la normale. De nombreuses études scientifiques en ont démontré l’efficacité et proposent des protocoles et des approches précises.

  9. SIMONETTI Maurice dit :

    Je suis tous les jours en plein dans le domaine de l’imagerie mentale et de la visualisation (vis à vis de positions de doigts, sur un clavier musical).
    En effet mon propos et d’essayer d’initier des non musiciens à la technique du piano, même s’ils ne maîtrisent pas le solfège.
    J’utilise pour les premières séances (et parfois en restant volontairement longtemps à ce stade) UN CLAVIER MUET …….(le clavier sonore étant une sorte de deuxième étape non prioritaire)
    La technique d’apprentissage est très cognitive car elle utilise la méthode MAUS, qui n’utilise ni des notes, ni de la théorie musicale, mais qui est basée sur des images schématiques, spécifiques, en lien avec différentes codifications de lecture.
    Dans cette méthode, la mnémotechnique et l’imagination occupe une place de choix.
    Je souhaiterais aussi tester ces procédures à des fins de rééducation, mais ça c’est autre chose.

  1. 15 avril 2016

    […] cette approche-là se trouve dans la performance sportive, ce qui a fait l’objet d’un autre billet. En attendant, je vous invite à prendre quelques minutes pour vous mettre au calme et […]

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